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C10 Zones sismiques  
 
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ZONES SISMIQUES

Le ministère de l’écologie et du développement durable vient de publier la nouvelle carte du zonage sismique en France, mise à jour au 1er mai 2011.

Cette carte sismique indique dans quelles régions de France le risque de séisme est le plus important. La dernière mise à jour de ce zonage sismique datait de 2005, il faut croire que les récents évènements au Japon et les inquiétudes face au risque nucléaire atteignent également les spécialistes. Comme vous pouvez le voir sur cette carte, il y a cinq niveaux de risque sismique en France. Sans surprise, les Antilles, avec la Guadeloupe et la Martinique, sont les zones où lerisque de séisme est le plus important, car situées entre deux plaques tectoniques.

Les normes de construction parasismiques dans les zones concernées vont donc être revues, afin de prévenir tout risque de destruction trop important. Globalement, 60% des communes en France se trouvent dans des zones sismiques de niveau 2 à 5. En ce qui concerne les centrales nucléaires, trois d’entre elles sont en zone de niveau 3. Notons qu’à la suite des évènements au Japon, EDF a annoncé un programme de révision de la conception de ses centrales.

 

 

Source :

http://www.planseisme.fr/

 

 

 

Source :

http://www.etude-de-sol.fr/Risque-sismique-en-vigueur-au-1erMai.html

 

 

Source :

http://www.irsn.fr/FR/base_de_connaissances/Installations_nucleaires/La_surete_Nucleaire/risque_sismique_installations_nucleaires/Pages/6-Le_zonage_sismique_de_la_France.aspx?dId=bbb50e91-d795-4734-9450-f7c

 

 

 

AUVERGNE

Source :

pour le Puy de Dôme

http://www.auvergne.pref.gouv.fr/protection_civile/reglementations_specifiques/reglementation_parasismique.php

Source :

pour le Cantal

http://www.auvergne.pref.gouv.fr/e_lettre/e_lettre17/construction_parasismique.php

 

LIMOUSIN

Source :

pour la Correze

http://www.risques-sismiques.fr/correze-19.html

 

 

 

 

 

ZONES SISMIQUES: CONSTRUCTION

 

 plaquette d'information à télécharger : la nouvelle réglementation parasismique applicable aux bâtiments (PDF - 1,9 Mo)

 


 

 

 

 

Quelques innovations parasismiques.

Hormis les normes en vigueur aujourd’hui, de nombreux progrès techniques ont permis de réduire les effets des séismes et d’améliorer la résistance des bâtiments. Designers et ingénieurs se sont réunis pour créer des concepts innovants afin de limiter les dégâts architecturaux. Quelles sont donc ces innovations?

Le Japon, souvent exposé aux séismes, à mis au point des bâtiments aux fondations flexibles. Cette solution peut s’intégrer en amont de la construction mais aussi en renfort d’un bâtiment existant. Les fondations composées de ressorts, vérins, rails, amortisseurs, boudins en caoutchouc, ou de roulements à billes permettent d’absorber les mouvements et d’atténuer les secousses et les distorsions des bâtiments. Ainsi, ils se plient mais ne se tordent jamais. Ces isolateurs constitués d’élastomères forment le premier radier des fondations qui, lors d’un séisme se déforme de manière à transmettre au second radier (celui qui accueil la structure) le moins de vibrations possible : les mouvements sont donc atténués. D’après Wolfgang Jalil, ingénieur, cela permet de « diviser par 4  l’amplitude des mouvements de la structure lors d’un séisme ».

 

Fondations flexibles parasismiques

On retrouve ce système de fondation performant dans la construction du Pont d’Akashi. Bâti en 1998 en surplomb d’une importante zone sismique, la construction se devait d’être légère etmobile. Capable de résister à des vents de 286 km/h, ce pont suspendu (par un système de pylônes et de câbles) prend appui sur des matériaux élastomères tels que le néoprène ou le caoutchouc. Ces matériaux élastiques sont intercalés de couches d’acier appelées frettes, qui assurent une grande flexibilité horizontale et un déplacement du tablier sans point de rupture. Ce projet reprend les principes des fondations flexibles japonaises tout en les couplant à l’acier pour assurer la stabilité de ce pont de 3911 mètres de long.

 

Système parasismique du pont d'Akashi

Après les systèmes de fondations parasismiques innovants, découvrons maintenant des matériaux de construction plus performants que ceux que l’on connaît déjà, à travers deux maisons certifiées parasismique.

Bambou habitat, entreprise Française soutenue par « Oséo Innovation » vient de construire en Martinique, la première maison certifiée parasismique, en bambou. Le bambou permet à cette maison d’avoir une propriété mécanique supérieure aux autres maisons en bois mais aussi de se classer devant l’acier et le béton (meilleur rapport résistance / masse volumique). Ses performances d’origine naturelle (absence de nœuds, tige creuse, fibres longitudinales) lui donnent le surnom « d’acier végétal ». Les tests réalisés avec succès au FCBA (Bordeaux), ont montré que la structure légère et résistante de la maison lui permet de supporter une force supérieure à 3 tonnes en compression ; soit le double d’un panneau de construction en bois classique. C’est une construction innovante coûtant entre 1000 et 1500 euros le mètre carré, mais qui ne pourrait fonctionner en Métropole en raison de son absence d’isolation.

 

Maison écologique et parasismique en Bambou construite par Bambou habitat.

L’association « Architecture et développement » cherche quant à elle à développer une maison parasismique à Batagram, au Pakistan. Le but était de promouvoir l’économie du pays en utilisant des matériaux que l’on pouvait construire ou trouver sur place : les gabions. Ils sont ici utilisés pour les murs périphériques et les fondations. Ce matériau, encore peu utilisé en construction, permet pourtant de « créer une sorte de boîte rigide parfaitement contreventée, mais déformable (ductilité de l’acier), capable de supporter le poids d’un étage et d’absorber les secousses (dissipation de l’énergie sismique par le frottement des pierres entre elles). »
Ces matériaux résistants aux vibrations sismiques permettent de renforcer les normes déjà en vigueur et d’être encore plus performant lors d’un séisme.

 

Le textile, au service de l’innovation parasismique ?

En 2010, la société d’Appolina, a remporté le prix « JEC Innovation Awards construction » pour la mise au point d’un revêtement mural en textile composite. Ce maillage multiaxial constitué de câbles à fibres optiques tricotés permet d’améliorer de plus de 200% la résistance des structures, d’entretenir et de surveiller le bâtiment avant, pendant et après un séisme. Ce revêtement composite intelligent, recouvert de mortier, s’intègre directement dans les murs. Ce textile, ajouté à un polymère à nanoparticules, lui garantit sa durabilité et une meilleure liaison avec le mortier.

 

Revêtement antisismique en textile composite, Société d'Apolina / Tapisserie sismique, IFMB

Ce textile s’intègre durant la construction d’un bâtiment, tout comme ceux cités précédemment, c’est un système de prévention, pensé en amont de la construction.

Quand est-il des innovations post séisme? Les bâtiments résistants à ce type de catastrophe deviennent-t’ils dangereux? Faut-il les démolir, ou les reconstruire? Existe-t-il des solutions pour les réinvestir, les conserver?

Une équipe de chercheurs de l’Institut de construction massive et de technique des matériaux (IFMB) de l’Institut de Technologie de Karlsruhe (KIT, Bade-Wurtemberg) travaille sur la mise au point d’un papier peint visant à réparer, stabiliser les murs endommagés. Celui-ci est composé de différents textiles, imbriqués dans un mortier. Il est actuellement testé sur des bâtiments endommagés à Pavie, en Lombardie, ville fréquemment soumise aux séismes. « Ce projet prend place dans le cadre du projet européen Polytect (Polyfunctional Technical Textiles against Natural Hazards), partie intégrante du 6ème PCRD européen, ayant pour objectif le développement de textiles techniques contre les risques naturels. »

La construction parasismique permet donc de prévenir les risques, de limiter les pertes humaines et les dégâts matériels occasionnés par un important séisme. Mais, existe-t-il des moyens concrets pour guérir les bâtiments endommagés? C’est aux architectes et aux ingénieurs d’aller toujours plus loin dans la recherche afin d’améliorer les performances des bâtiments mais aussi de les préserver, de leur redonner une nouvelle vie pour éviter leur démolition

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